S.V.T. terminale C - Biologie - Hérédité et Génétique

Le dihybridisme (html)

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Le Dihybridisme

C'est l'étude simultanée de la transmission de deux caractères. Elle permet de détecter certains phénomènes importants qui se produisent lors de la méiose, notamment la répartition aléatoire des chromosomes homologues dans les cellules filles (brassage interchromosomique), les crossing-over (brassage intrachromosomique).

Pour cette étude, on réalise des croisements qui permettent de déterminer si les gènes codant pour les caractères étudiés sont liés (portés par la même paire de chromosome) ou indépendants.

On peut prendre un exemple de croisement de drosophiles dont l'une est à ailes longues et à corps gris (souche sauvage) et l'autre, double mutante, est à ailes vestigiales et à corps ébène. Le croisement de ces deux souches de drosophiles produit des hybrides de première génération (F1) ayant tous le phénotype de la souche sauvage. Ce premier résultat permet de dire que les allèles ailes longues (L) et corps gris (G) dominent respectivement les allèles ailes vestigiales (vg) et corps ébène (e), récessifs.

On réalise ensuite un croisement test ou test-cross : on croise alors la génération F1 et la drosophile parentale double récessive, on obtient alors en F2 des phénotypes correspondant aux gamètes types produits par F1. On cherche à connaître les proportions dans lesquelles sont produits les gamètes de l'individu F1. On peut établir un échiquier de croisement :
 


 

D'après les génotypes de l'échiquier, et les connaissances sur les dominances et récessivités des allèles en jeu, on voit que :

Si les proportions obtenues expérimentalement sont de type 1/4, 1/4, 1/4, 1/4, cela signifie que les gènes sont indépendants.

Essayons à présent d'interpréter les résultats de ce croisement. La disjonction indépendante des deux couples d'allèle (L,v) et (G,e) se comprend aisément si l'on admet que ces deux couples sont portés par deux paires de chromosomes homologues différentes. Les résultats obtenus s'interprètent donc par le brassage interchromosomique assuré par la méiose si l'on admet que les gènes sont indépendants (non liés).

Si au contraire, les proportions obtenues expérimentalement ne sont pas équiprobables, cela signifie que F1 produit des gamètes de manière non équiprobable. On peut interpréter ces résultats par un crossing-over.
 


 
© 1998 - Lycée Montesquieu - 95220 Herblay 


Last modified: Thursday, 17 December 2015, 12:47 PM
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